Tout Le Monde Est Beau

L’art personnel, c’est l’art du persona.
L’art du persona, c’est le déploiement des régimes esthétiques vers une malléabilité du paravent existentiel. C’est l’étonnement d’être mise à la portée de sa volonté. L’on s’y rend comme l’on oublie qu’être séparé est d’une nature de l’attraction.

L’art personnel est une feinte vis-à-vis de la dominance d’une habitude d’avoir à être ce que nous avons convenu de ne plus espérer devenir. Le persona est une matière dont la fluidité surgit dans l’ardente adresse de la volonté de pouvoir. À ces intentions suivent une terreur d’agir sur l’immédiateté qui est encore soi-même. C’est en ces termes que l’art, autrement dit le savoir de la manière, vous est communiqué par ces seules réels vecteurs d’échos. Ce que suis et ce que je deviens est un apparat sensible qui c’est échappé dans le pouvoir d’un agrippement de créateur vorace de possibilités. Le fruit du partage est attendu par la rugissante sensation de pouvoir être plus. Sous ces mains chaleureuses, la maternité des formes coule doucement comme les caresses tracés dans la pâte primordiale.

Je dois sans doute en délaissé plus d’un dans mes nouvelles permissions médiatiques. Qu’il en soit ainsi! La balance des possibilités concède l’importance à la transcendance de l’humanité sur ses irrépréhensibles mécaniques d’égo. Le voile de mon image sociale brûle d’un feu qui convoite les deux parallèles de la membranes ontologiques. Cette fuyante abysse n’est que la première qualité du miroir ontique. C’est comme être chez soi, la lumière fermé, et penser qu’il n’y a plus de mur. Tout n’est pas là, tout est toujours réalisable. Tout, c’est le sujet à expérimenter. Il faut tout expérimenter. L’abysse et la corne d’abondance partage cette étymologie de la manifestation spontanée; voir c’est avoir.

Tu me regardes, Québec, comme une chose que tu n’as jamais demandés. Mais ne demandes-tu plus rien depuis déjà longtemps. Tu joues au mort et mon regard commence à te déplaire. Comme une victime en proie à l’infamie, sans plus aucune queue à rompre pour s’égarer dans les ténèbres de l’hiver strident. C’est une pitoyable défense que la glace car le soleil la rompe aussi dans son éparse envie. C’est une danse que je te rappellerais sans gêne. Miroir maudit; juste pour toi. Tout le monde est beau.

J’avance dans ces fougères tumultueuses de tabous avec une cartographie immanente. Cette discussion qui engouffrera ma vie et celle des gens environnants est millénaire et, depuis cette optique, peu étonnante. J’espère qu’il vous est donné de comprendre que l’art est un concept fourbe. La création est l’ultime pouvoir dans ce royaume de papier. Les chaires flétriront encore dans le souffle de l’éther que la réalité sera reperpétué par une volonté avide de vivre. L’abysse est le chemin, vous avez juste vraiment très peur du saut.

%d bloggers like this: