Le métastyle

Depuis mon point de vue, la découverte du travail de Jon Rafman m’a ébranlé à un niveau qui était très spécifiquement personnel. Étant né en 1989, mon adolescence a fleurit tout simultanément avec internet. Du plus loin de ma chambre, dans le silence, le calme et le secret, j’ai pu pour la première fois de l’humanité explorer les plaines des déviances sexuelles, horreurs passionnelles, trophée de criminel et les hobbys excentriques des sadistes et de leurs pauvres animaux de compagnie. 

C’était donc une passion de naviguer en enfer, mon propre katabasis virtuel, le visage crispé devant le papier peint beigne saumon de 4chan ou dans des sites plongés d’un noir qu’aucun gif de feu et de chaines scintillantes n’arrivera jamais à éclairer jusqu’au fond. 

J’ai vu des choses monstrueuses. En fait, j’ai tellement vu de monstres, j’en ai développé un goût.

Pour la plupart de ma jeunesse et des débuts de mon âge adulte, j’ai eu de la misère à trouver un compagnon ou un exutoire pour ces images. Quelques personnes fabuleuses que mon coeur portrait déjà était brillamment déjà là, prête comme moi à ce type d’ouverture saisissante. Définitivement, les gens que j’aime m’aime aussi d’une portée que je mesure encore très mal. 

Mais l’art visuel contemporain, ce milieu qui m’a accepté par défaut de se prétendre ouvert, n’était pas autant disposé à la tâche. C’est pour cela que lorsque j’ai été présenté avec le travail de Jon Rafman, j’ai trouvé un ami. Son travail était beaucoup plus passif que ce qu’en deviendra le mien, mais il était aussi là avant. Il surfait et rapportait ce qu’il voyait dans sa propre manière de remettre à la vue. J’en ai été changé, j’ai pris confiance en ce qui me marginalisait.

À un moment, sans doute encore, j’ai commencé à avoir de la misère à regarder le travail de Rafman; too close to home. C’était comme la manifestation d’un échec de mon expression personnel. Pourtant, ce n’était pas ça que je voulais faire, la peinture prenait son temps pour arriver dans le jeu. Makoto Aida me délivrait parallèlement la sagesse de l’image peinte. 

Désormais, et ce qui constitue le coeur de cette communication, je comprends ce que j’ai à faire;

L’avènement d’internet à soulevé à mon intention l’inexorable existence démoniaque et corrosive des gens normaux. Dans une constellation de galeries et de tunnels, de sous-sols et de petits passages, des gens ont depuis les 30 dernières années utilisé l’image pour faire rencontrer leur démon intérieur. Les amateurs de femme qui se font digérer par de l’acide gastrique, les pédophiles qui aime aussi la torture et l’écartèlement, cette dame qui aime crever les yeux de chiots avec ces talons aiguilles sont encore bien juste des humains. Il font parti de l’espère humaines et sont dignes d’exister comme tous les autres. Mais voilà, c’est la dignité le problème ainsi que l’appréhension de la perte de dignité qui se juxtapose avec la passion de l’imagination. 

Si l’humain se déploie à la manière dont il prétend, ils nous est impératif d’observer cette faculté de l’imagination. Voir le pire de nous est bon pour nous. Arriver à voir le pire, c’est toujours plus que cacher le pire. C’est de cette manière que je voudrais vous présenter le métastyle afin de donner au créateur et au possesseur de la vision mentale la capacité de transformer l’accablant gabarit morale de nos ancêtres. 

Le métastyle est la récupération d’une mémoire synesthétique d’une trame d’expérience visuel de l’esprit. Notre tradition esthétique voudrait présenter une paternité depuis l’influence de la psyché; je ne pourrais pas réfuté cette liaison. Simplement, cette même tradition n’était pas en capacité de réalisé des espaces d’expression formelles synthétiques tel que les logiciels de rendu 3D en sont présentement capable, ni de profiter du hivemind communautaire qui vient avec. Il y a maintenant littéralement plus à voir qu’avant et il nous faut de nouvelle contention pour ces nouveaux régimes visuels ainsi que de nouveaux courages pour sentir ces régions de nos âmes fraichement redécouverte.  

«  Le métastyle, c’est la réponse vécu de comment on ce sens lorsqu’on ce sort de soi-même. C’est la prétention que l’imagination est l’allongement de l’être. Peut-être même que l’invention de la vision en 3ieme personne à propulser la capacité d’imaginer sa propre sortie corporelle. Pour continuer l’espèce humaine, il faut aussi être confronté à ce que nous sommes de pire. C’est une force que l’humain ce doit d’avoir. D’ailleurs, s’il en fait un goût suffisamment délicat, il peut même arriver à tellement s’en soucier qu’il en devient une coutume de l’imagination de s’en saisir comme si c’était sien. À parader ces vices comme avec gracieuseté, démonstrateur d’une sens de l’équilibre qui nous laisse croire à plus qu’une réalité ambiante. 

C’est facile, j’imagine ce que serait ma culture si elle vivait au nom de la dignité. Il n’est pas tant question de vaincre le dragon plus que de le dresser. Le dressage est une victoire avec plus. C’est une façon de s’enivrer d’une saveur de la nuance qui fait vibrer à nouveau notre sens de l’intégrité intérieur. C’est un massage de la zone sensible qu’est le sentiment de bonne foi. Dans le temps, une négligence peu endiguée un manque de bien-être. » – Journal, 13 janvier 2021

Ce que m’a montré le travail Jon Rafman était dans la capacité de revenir de l’enfer avec dignité, grâce et une révélation. Cette révélation est celle-ci; l’enfer est bien juste se qu’on en fait. La tradition littéraire dépeint l’enfer comme une lande vidé de vie, d’amoncellement d’argile et de poussière. Qu’il en soit ainsi; l’argile ça se forme et la poussière ça se dessine. Perséphone est la fille de sa mère et elle doit en venir à terme avec son geôlier, quand notre pouvoir nous est redonné, il faut le prendre tout d’un coup. 

J’ai la tâche de parader, tripes sur tables, avec une grâce si saisissante que vous serez gêné de cacher les vôtres. 


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